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BLOG: Popattitude

[INTERVIEW] Jenifer - « Je ne renierai jamais mon passé, j'en suis extrêmement fière »

En pleine promotion pour la sortie de son nouvel album (déjà disque d'or en France), Jenifer a accordé une interview à POPATTITUDE pour se confier sur son retour à la musique, mais aussi sa carrière. 

Elle partage quelques anecdotes sur sa rencontre avec Slimane, mais aussi sur le morceau 'Encore et encore', un titre évocateur de sens pour la chanteuse.

Cédric : Pour la sortie de ton huitième album 'Nouvelle page', tu te montres très prolifique en proposant 3 versions, soit entre 14 et 19 titres. Qu'est-ce qui le démarque de ces prédécesseurs ?

Jenifer : Sur cet album, j'ai mis de côté une certaine pudeur que j'ai pu avoir par le passé. J'avais envie qu'il soit honnête - comme tous les autres -, tout en y mettant encore plus de sentiments et de coeur pour pouvoir le partager sur scène de manière plus simple... 


C : Pour ce qui est des textes, tu t'es notamment entourée de Slimane qui partage un duo avec toi sur 'Les choses simples', mais aussi de Christophe Maé ('Comme c'est bon') ou encore d'Yseult ('Pour nous retrouver)'...

J : J'ai retrouvé des gens avec qui j'avais déjà collaboré, mais j'ai également rencontré de nouvelles personnes comme Slimane qui m'a offert cette belle chanson. Il me l'a envoyée, je l'ai écoutée et j'ai directement voulu le rencontrer en studio pour travailler sur cette musique. J'ai adoré l'artiste, et l'homme qu'il est, aussi. 


C : C'est d'ailleurs l'un des rares duos de ta carrière...

J : Oui, c'est vrai. Ca a bien matché entre nous. Nos voix se mariaient bien. Puis il m'indiquait la ligne de champ. J'ai tellement aimé l'entendre chanter à côté de moi, que je lui ai proposé de partager la chanson qu'il m'avait écrite avec moi. On s'est bien marrés en studio, c'était vraiment agréable !


C : Sur ton nouvel album, l'on retrouve le poignant 'Encore et encore', un morceau dédié à ton oncle, disparu en 2017. Tu as du faire preuve d'une grande force d'esprit lors de la production de cette chanson... 

J : Il y a une forme thérapeutique. Ca me fait du bien de la chanter, et de rendre hommage à mon oncle, qui a énormément compté dans ma vie. En regagnant les chemins des studios, j'avais besoin de renouer avec la musique et avec le chant. J'y ai chanté beaucoup de titres. J'avais envie de ne retenir que ceux qui me correspondaient vraiment. J'ai beaucoup parlé avec mes auteurs. Je souhaitais qu'on perçoive ce que je ressentais. Et indiscutablement, ce disque a eu un effet thérapeutique sur moi. Un peu égoïstement, je me dis qu'il aura le même effet sur les personnes qui vont l'écouter. 'Encore et encore' réprésente un exutoire. Je me suis dit que d'autres que moi avaient pu ressentir un manque semblable dans leur vie. La même douleur. Je voulais qu'on partage ces sentiments ensemble. 


C : 'Nouvelle page', c'est une figure de style pour dire que tu fais table rase du passé ? Que tu prends un nouveau départ ?

J : Chaque album est un nouveau départ. Sincèrement, j'aurais pu tous les appeler comme cela. J'ai toujours une manière assez philosophique de voir la vie. Je me dis que le meilleur moyen de remettre les choses en place, c'est d'entamer une nouvelle page. Même si le livre reste le même. Je ne veux pas renier tout ce qui s'est passé avant, parce que j'en suis extrêment fière. Je revisite tout mon répertoire sur scène, par exemple. Je ne renierai jamais mon parcours, ni aucun de mes albums. Même 'Paradis secret', mon précédent, est un opus qui a marqué mes humeurs du moment. J'ai toujours fonctionné avec beaucoup d'honnêteté. Je suis les sentiments que je ressens, et ce pour chaque album.

Retrouvez Jenifer en tournée en Belgique le 14/07 au Baudet'Stival, le 21/11 au Cirque Royal, le 22/11 au Théâtre Royal de Mons et le 13/12 au WEX de Marche-en-Famenne.


Cédric Tordoor
24/04/2019
[INTERVIEW] Matt Pokora - « La Belgique est le seul pays où je n'ai jamais connu le creux de la vague »

En pleine promotion pour la sortie de son nouvel album 'PYRAMIDE', Matt Pokora a profité de son passage en Belgique pour nous parler de son grand retour sur les devants de la scène.

Un entretien où le chanteur donne son point de vue sur l'industrie musicale, et où il se confie sur son nom de scène, ainsi que sur son rapport particulier avec la Belgique.

Cédric : Le clip de ton nouveau single 'Les planètes' et le teaser de ta prochaine tournée sont visuellement futuristes/de science-fiction. Outre la conception pure de chansons, la production d'un album est-elle intimement liée à la création d'un univers artistique autour ?

Matt Pokora : Exactement. C'est aussi pour cela que j'ai choisi le titre 'PYRAMIDE' à l'album. Parce que ça me laisse place à de la science-fiction. Le côté "mystère des pyramides", fantastique, le monde entre Tron et Blade Runner. Ce sont les univers qui m'ont inspirés, y compris pour les musiques. Notamment pour les introductions des morceaux qui sonnent comme des bandes originales de films. Comme des teasers. Pour moi, le visuel est aussi important que la msuique. J'aime proposer le package complet. Je savais qu'avec cet univers là, j'allais pouvoir m'éclater sur scène. 


C : Durant ton break d'un an, où tu t'es éloigné de la vie médiatique, as-tu continué à avoir des idées musicales, à prévoir ton retour en studio ? 

M.P : Je pense que quand on est un créatif, on ne peut jamais vraiment s'arrêter et mettre son cerveau en pause. Tout va nous inspirer. Un film, un spectacle, un moment... Il m'est déjà arrivé de concevoir ma scène en pensant à la forme d'une gare où j'étais allé. Un peu partout, on voit des choses inspirantes pour créer des décors ou une musique. Souvent, au cinéma, j'entends une bande son et je sors mon dictaphone pour l'enregistrer et la réécouter plus tard. Je ne suis pas rentré en studio pendant 3-4 mois, mais c'est sur qu'on ne peut pas s'arrêter d'être inspiré.


C : Ton pseudonyme s'assimile-t-il uniquement à un nom de scène, ou à un personnage scénique ?

M.P : "Matt Pokora", je m'en sers comme un personnage. C'est comme s'il me permettait de jouer avec tous mes fantasmes, tous mes rêves de gosse. En termes de visuels, de scénographie, de mise en scène... Quand je suis sur scène, je suis Matt Pokora. Après, il y a forcément une part de Matthieu Tota (NDLR : Son vrai nom) dedans, mais je ne suis pas comme ce personnage tout le temps. Je ne rentre pas dans un restaurant en bombant le torse. (rires


C : Il y a 2 ans, tu t'es confié dans les colonnes du Figaro sur la notoriété : « En 2003, quand j’ai remporté le télé-crochet ‘Popstars’ sur M6, j’aurais pu n’être qu’un produit marketing. Je n’avais aucune crédibilité. C’est vrai. Mais aujourd’hui ? (...) ». Aujourd'hui, ta vision a-t-elle évoluée ?

M.P : Dès le moment où il y a cette notion d'un nom qui fait vendre, c'est une forme de marchandise. C'est un métier. Mais il n'y a rien de péjoratif là-dedans. A partir du moment où on a un nom qu'on met en grand sur des pochettes d'albums, c'est du marketing. Je n'ai aucun problème avec cela. Je suis quelqu'un qui a toujours aimé la culture populaire. Le côté "marketing" ne m'a jamais dérangé parce que ça fait partie du tout. Si on veut que notre travail se sache, il faut mettre en place de la publicité pour que son nom résonne. 


C : Si l'on met de côté 'A nos actes manqués' et 'Envole-moi' (feat Tal), toutes deux reprises du répertoire de Jean-Jacques Goldman, 'Dangerous' est ta chanson originale la plus longtemps classée en Belgique (19 semaines). Que t'a apporté ce morceau ?

M.P : C'est ce que je dis tout le temps... Le seul pays où je n'ai jamais connu le creux de la vague, c'est en Belgique. Un exemple : alors que mon album anglais 'MP3' sur lequel 'Dangerous' figure a moins bien marché en France, il s'est classé dans le Top 10 ici. 

Travailler avec Timbaland sur 'Dangerous', c'est un rêve de gosse. J'ai posé plusieurs influences que j'aimais sur ce morceau. C'était aussi une nouvelle ère où on ramenait des sonorités électro dans des productions R'n'B. C'est un beau souvenir parce que ce titre m'a permis de voyager. Je suis allé au Mexique, en Finlande, en Suède et en Pologne surtout, sur mes terres d'origine.


C : Te verrais-tu tenter à nouveau l'expérience de faire des titres en anglais, ou conquérir le marché américain ?

M.P : Je fais parfois des titres en anglais, ça ne mange pas de pain. Après, ce n'est pas ma priorité. Je suis focus sur mon album en français et ma tournée francophone. Quoi qu'il arrive, je suis cantonné à rester dispo pour la zone France/Belgique/Suisse. Mais plus tard, pourquoi pas envoyer la version anglaise d'un titre au marché US. C'est possible. 


C : Tu seras les 18 et 19 octobre prochain sur la scène de Forest National. Que peut-on imaginer pour cette tournée ?

M.P : La scène est déjà terminée. Ca va être un immense décor. Avec des écrans géants, de la pyrotechnie, des danseurs... La scène évoluera aussi à mesure que le spectacle avance. Un gros show, un beau terrain de jeu comme j'ai toujours aimé. Ca va être un peu fou. 

Tente de remporter l'édition standard de 'PYRAMIDE' dédicacée sur notre compte Instagram secondaire !

Le second single 'Ouh na na' extrait du nouvel album de Matt Pokora vient de sortir.
Le chanteur sera en concert à Forest National les 18 et 19 octobre 2019.


Cédric Tordoor
19/04/2019
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